Mission octobre 2017 — Les oiseaux de mangeoires

Mission octobre 2017 — Les oiseaux de mangeoires

Une grande variété d'oiseaux peut se présenter aux mangeoires particulièrement lors de la migration d'automne. Apprenez à les attirer et à les reconnaître dans cette mission!

La mission d'octobre 2017 du calendrier Go oiseaux! se lit comme suit : Installer des mangeoires et identifier les visiteurs.

Les personnes qui disposent déjà d’une ou plusieurs mangeoires, installées dans leur jardin, n’auront aucun mal à réussir cette mission! Pour les autres, nous vous conseillons d'installer une mangeoire très simple, remplie de tournesol noir.

Pour plus de détails sur les mangeoires, vous êtes invités à lire notre article sur sur ce sujet l’article de Go oiseaux! portant sur l’installation de mangeoires : quels modèles choisir et quelle nourriture offrir.

Pour ceux qui ne seraient pas en mesure d’installer des mangeoires chez eux, ceux par exemples qui ne sont pas propriétaires d’une maison, d’autres options s’offrent à vous.

Vous pouvez fréquenter un parc qui entretient un réseau de mangeoires. C’est le cas du jardin botanique de Montréal, du parc du Mont-Royal, de la réserve nationale de faune du cap Tourmente et de plusieurs autres endroits au Québec.

Une alternative peut également consister à aller installer une petite mangeoire dans un boisé près de chez vous. Les mésanges auront tôt fait de découvrir cette nouvelle source de nourriture! Et si vous décidez de maintenir ce petit poste d’alimentation tout l’hiver, les oiseaux guetteront votre arrivée et s’activeront à votre approche.

Nous vous proposons ici un tour d’horizon des oiseaux susceptibles de fréquenter des mangeoires en octobre.

 

La Tourterelle triste

Présente à longueur d’année, la Tourterelle triste est une habituée des mangeoires. On la voit le plus souvent  se nourrir des graines tombées au sol, car elle est trop grosse pour tenir sur les petites mangeoires, ce qui laisse toute la place pour les petits oiseaux.

 

Les pics

Les Pics mineurs et chevelus sont les pics les plus communs aux mangeoires. Si vous êtes chanceux, peut-être aurez-vous la visite d’un rare Pic à ventre roux ou, qui sait, d’un Pic à tête rouge! Les pics se nourrissent principalement de suif ou de beurre d’arachides. Parfois, ils prennent aussi des graines de tournesol.

 

Le Geai bleu

Le Geai bleu est présent à l’année mais c’est à l’automne qu’il se présente en plus grand nombre et avec le plus d’assiduité aux mangeoires. Il se nourrit de différents aliments : il aime particulièrement les arachides en écales. Il aime aussi le tournesol et le maïs. On peut lui présenter des épis de «blé d’Inde à vache» qu’il s’emploiera à dépouiller de leurs grains.

Le Geai bleu est beau mais très agressif. Il aura tôt fait de faire déguerpir les autres oiseaux, mais il est tellement agréable à regarder qu'on lui pardonne rapidement!

 

Les mésanges

La Mésange à tête noire est une visiteuse fidèle des mangeoires dans à peu près tous les types de milieux. C’est un oiseau familier qui ne craint pas l’homme. Elle apprécie les graines de tournesol qu’elle vient chercher une à la fois ou même dans la main si vous prenez le temps de l’apprivoiser!

Elle aime également le beurre d’arachide et le suif.

Les personnes qui habitent le sud du Québec, en particulier la Montérégie, ont la chance de pouvoir avoir chez eux la Mésange bicolore, dont le plumage est blanc et bleu gris et que la huppe sur la tête lui donne un air particulier!

La Mésange à tête brune, qui vit en forêt coniférienne, est plus discrète et se présente moins souvent aux mangeoires, mais vous serez peut-être chanceux! 🙂

 

Les sittelles

Les sittelles aiment les mêmes aliments que les mésanges : tournesol, beurre d’arachides, suif. Elles fréquentent les mangeoires situées à proximité d’îlots boisés.

La Sittelle à poitrine rousse est présente dans tout le Québec, mais à besoin d’un environnement qui comporte quelques conifères.

À l’inverse, la Sittelle à poitrine blanche est un oiseau des feuillus. C’est la raison pour laquelle on ne la trouve que dans le sud du Québec.

 

Les bruants et le junco

Les bruants et le Junco ardoisé se nourrissent principalement au sol. Ils aiment le tournesol, le millet et le maïs concassé. Les Bruants chanteurs et à gorge blanche nous quittent à l’automne quoique quelques-uns restent parmi nous l’hiver venu.

Le Bruant à couronne blanche et le Bruant fauve ne passent chez nous qu'en période de migration, principalement en octobre pour ce qui est de la migration automnale. En fait,  ils nichent plus au nord et hivernent plus au sud.

La plupart des bruant arrivent du sud au printemps et restent chez nous l'été, mais c'est l'inverse pour le Bruant hudsonien Celui-ci nous arrive du nord à l'automne pour passer tout l’hiver avec nous!

 

Le cardinal

La vedette incontestée, l’oiseau que tous souhaitent accueillir chez eux, c'est le Cardinal rouge! Heureusement, il est désormais assez commun au sud jusqu'à Québec environ.

Il mange du tournesol qu’il vient chercher à tout heure du jour et tout particulièrement juste avant que le soleil ne se couche. Il fait typiquement entendre son cri aigu et puissant juste avant de se présenter à la mangeoire (on parle ici vraiment du cri, court et sec, et non de son chant mélodieux).

Le Cardinal à poitrine rose peut lui aussi vous visiter si vous êtes près d'une forêt feuillue, une observation qui sera bien appréciée! 🙂

 

Les roselins

Si vous habitez en ville, vous aurez plus de chances d’attirer le Roselin familier, alors que si vous habitez en campagne ou dans un secteur boisé, c’est le Roselin poupré que vous risquez d’avoir chez vous. Les roselins se nourrissent principalement de tournesol au mangeoires.

 

Le chardonneret, le tarin et les sizerins

Ces oiseaux sont de proches parents et consomment les mêmes aliments : tournesol et chardon. Le Chardonneret jaune niche parmi nous et demeure sur place en plus ou moins grand nombre en hiver selon les années.

Le Tarin des pins niche principalement dans la forêt boréale et nous visite le sud du Québec en hiver.

 

Les sizerins (deux espèces, donc Sizerin flammé et Sizerin blanchâtre) nichent dans la toundra et nous visitent l’hiver venu, généralement un hiver sur deux.

Une mangeoire à chardon sera normalement visitée toute l’année, par l’une ou l’autre de ses espèces selon la saison.

 

Le gros-bec et le durbec

Le Gros-bec errant était plus fréquent dans les années 1980 qu’il ne l'est de nos jours. Il se présentait à l'époque en groupes de plusieurs dizaines d’individus qui avaient tôt fait de vider les mangeoires de tournesol. Vous pourrez vous compter assez chanceux si cet oiseau se présente à vos mangeoires. Vous avez de bonnes chances dans le Témiscouata et sur la Côte-Nord entre autres, où Mireille en a observé de bonnes quantité le printemps passé.

Le Durbec des sapins est un oiseau de la forêt boréale qui vient passer l'hiver plus au sud. On l'observe plus souvent dans les arbres fruitiers qu'aux mangeoires, mais il ne dédaigne pas le tournesol.

 

Vous êtes invités à utiliser la zone de commentaires ci-bas pour nous faire part de vos observations d’oiseaux de rivage ou pour poser vos questions!

Nous vous souhaitons une excellente mission!

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Commentaires ( 2 )

  • Louisette Girard

    je tenais vraiment a vous envoyer cette photo dont cet oiseau que je vois rarement mais qui était là pour moi cette journée de septembre à quelques kilomêtres de ma maison ,c,est le huard et je trouve que c,est un oiseau magnifique et qu,il a un chant a vous faire frémir

    • En effet. C’est un très bel oiseau! Merci de nous partager cette photo! 🙂

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